L’accès du plus grand nombre au logement social est une des conditions de la cohésion sociale.

Les Hlm ne répondent pas seulement aux besoins de logement des plus démunis. Dans le respect des plafonds de ressources, ils s’adressent aussi aux classes moyennes, en particulier dans des zones tendues où le coût du logement privé est trop élevé et l’offre limitée. Le Mouvement Hlm fait vivre l’impératif de diversité sociale. Son objectif est à la fois de réduire les exclusions, de favoriser l’égalité des chances et de préserver les équilibres urbains.

La précarisation du travail et par suite la baisse des revenus, ou encore les situations de monoparentalité, concernent de plus en plus les nouveaux entrants dans le parc Hlm. On constate une fragilité économique croissante parmi les habitants du parc social. Mais, pour autant, aujourd’hui comme hier, le Hlm ne saurait être réservé exclusivement aux plus pauvres, et ce dans l’intérêt de la société tout entière. Nous ne voulons pas de populations confinées dans des ghettos.

Un tel choix conduirait à stigmatiser une part de la population. Par ailleurs, il pénaliserait les classes moyennes aux revenus modestes, qui, faute de ressources suffisantes pour accéder au marché privé des centres urbains, seraient forcées de s’en éloigner ou de réduire fortement leur pouvoir d’achat.

Voilà pourquoi la diversité, qu’elle soit sociale, générationnelle ou professionnelle, constitue un des objectifs fondamentaux des commissions d’attribution, dans le respect des règles de priorité et de prévention des discriminations fixées par l’État.

"Nous ne voulons pas de populations confinées dans des ghettos."